Aether asbl

Pûjâ en hommage au Soleil

 

Auteurs : Attila et Aude, le 10 mai 2007

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Comme nous vous en avons déjà parlé dans notre article sur Mars, nous avons passé fin février une semaine d’ascèse spirituelle avec des membres du Cercle d'occultisme d'Aether. Voici le récit du rituel d’invocation du Soleil que nous avons fait durant cette ascèse.

Nous nous étions déjà mis dans l’esprit solaire pendant toute la journée, pour nous préparer. Le soir venu, nous avons organisé une pûjâ pour rendre hommage à la sphère du Soleil. La pûjâ est un rituel d’offrande dirigé vers une divinité ou un principe absolu. Dans notre cas, la pûjâ consistait en une fête dévotionnelle, où nous festoyions, buvions et dansions dans un esprit sacré, en orientant toutes les forces émises en offrande vers le Soleil, avant de l’appeler dans un rituel invocatoire.

Nous avons commencé les préparatifs pour la pûjâ. Lentement, l’esprit de fête se faisait sentir parmi nous, avant même que celle-ci ne débute.

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Aude et Attila Markus. Tous droits réservés.

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Une fois prêts, nous avons lancé le premier morceau de musique, qui sonnait l’ouverture de trois à quatre heures de fête. La danse permet de mêler plus intimement les énergies que chacun émet. Nous avons dansé tous ensemble, dans la joie et le plaisir, orientant toute l’énergie dégagée vers un but sacré, l’offrant à l’esprit du Soleil. Nous lui donnions toute notre joie, tous nos rires, toute l’énergie des danses, afin de lui rendre hommage et de lui permettre de se manifester tangiblement lorsque nous l’appellerions plus tard dans la soirée. Nous fixions régulièrement l’énergie dégagée par le groupe dans l’Ether de la pièce, pour la consacrer et la préparer ainsi à l’appel de l’entité solaire qui suivrait.

Nous avons ensuite porté un toast au Soleil. Le champagne et le vin que nous buvions nous permettaient de nous relâcher encore un peu plus, de créer cette légère ivresse qui détend le corps et l’esprit (il n’était bien sûr pas question d’atteindre l’ivresse éthylique, l’alcool ne devait être consommé qu’avec modération !). La boisson accentua encore la bonne humeur et la joie qui régnaient dans le groupe. Tout en dansant, nous ressentions que nous bougions dans le soleil. Tout en buvant, nous cherchions à absorber en nous la force du soleil.

Lorsque le repas fut prêt, nous avons arrêté de danser et sommes passés à table. Nous portâmes encore un toast au soleil, à son irradiation lumineuse présente parmi nous, puis nous commençâmes à déguster notre repas. En mangeant, nous pensions régulièrement au soleil, nous plongions dans la saveur des aliments.

Nous avons ensuite continué à danser. Après plusieurs heures de fête sacrée, la pièce était vibrante de notre énergie solaire. L’atmosphère y était très dense et manifeste. C’était le moment de commencer l’appel du Soleil proprement dit. Pour cela, nous nous sommes assis en cercle au centre de la pièce que nous venions de charger.

Toujours dans un état de joie et de gaieté profondes, nous avons débuté l’invocation par la récitation du mantra du Feu, « RAM ». Tout en répétant ce mantra, nous faisions descendre autour de nous l’énergie du Feu. Nous récitions le mantra sur un ton continu comme si nous voulions entretenir ce Feu de nos voix, comme si la vie de ce Feu dépendait de la force de nos mantras.

Attila, qui dirigeait cette pratique, nous a demandé de nous voir comme des flammes dansantes, dans la continuité des danses que nous avions faites antérieurement. L’effet de cette identification fut intense : les mantras prirent plus de consistance, plus de corps et de mouvement. Après avoir ainsi fait danser les flammes de Feu pendant un certain temps, nous nous sommes chacun identifiés à un dragon. Nous étions sept dragons, crachant le Feu à chaque Ram. Les mantras commencèrent à se pénétrer les uns les autres, comme si ces flammes se projetaient les unes dans les autres pour ne former qu’un seul corps. Nous en sommes donc naturellement venus à créer au centre de notre cercle une colonne de Feu ascendante, formée à partir de nos Feux individuels.

Les mantras devenaient plus forts et plus énergétiques, ils étaient percutants et intenses. Nous pouvions voir par clairvoyance une colonne de feu s’élever au centre de notre cercle : des flammes vives qui soufflaient vers le haut, comme un flambeau en l’honneur du Soleil et de l’entité que nous allions bientôt appeler. Nous marquions surtout l’aspect lumineux du Feu, sa capacité d’écarter les ombres car il s’agissait d’un hommage à la lumière du Soleil. La lumière envahissait l’espace, une lumière chaude, vibrante, rayonnante.

Nous avons arrêté « le souffle des dragons » lorsque nous avons senti que la colonne de Feu avait atteint la densité désirée. Nous avons alors intensifié la charge de l’espace en entonnant le mantra solaire « OM HRAM HRIM HRAUM SÂH SURYAYA NAMAH ». En prononçant ce mantra, nous appelions l’énergie solaire sous sa forme de lumière à se densifier encore davantage dans la pièce.

Enfin, lorsque nous avons senti que le lieu était assez bien consacré, nous y avons appelé l’entité T, intelligence du Soleil. Nous l’avons priée de se manifester dans la colonne de Feu créée pour elle au milieu de nous. Nous avons chanté son nom pour intensifier sa présence dans cette colonne et, après un petit moment, nous avons vu un être de lumière apparaître dans la colonne et au-dessus de celle-ci. T se manifestait comme une colonne de lumière au centre et au-dessus de nous, une sorte de croissant lumineux tourné vers le bas. Nous lui avons rendu hommage en psalmodiant son nom, puis nous lui avons demandé d'enseigner chacun d'entre nous…